Manifestation à Ottawa
Des écoles sous-financées
Les autochtones se sont rassemblés devant le parlement.
Nathalie Tremblay s'entretient avec
le chef de l'Assemblée des
Premières Nations du Québec
et du Labrador.

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Radio Canada / Ottawa Gatineau

Quelque 300 autochtones ont manifesté devant la colline du Parlement à Ottawa, mercredi après-midi, pour sensibiliser les députés fédéraux à la crise qui sévit dans leurs communautés. Ils estiment que leurs écoles sont sous-financées, ce qui ne leur permet pas d'assurer une bonne éducation aux enfants.

Ils réclament donc de l'argent du gouvernement pour que leurs enfants aient une éducation comparable à celle que reçoivent les enfants des communautés non autochtones.

« Dans quelques années d'ici, ça va être une crise sans précédent », estime le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard. Selon lui, les écoles autochtones sont notamment très en retard sur le plan technologique et leurs bibliothèques manquent d'argent.

Les écoles autochtones sont financées par le gouvernement fédéral, contrairement aux écoles non autochtones, qui sont financées par les provinces. La formule de financement utilisé par Ottawa n'a pas été modifiée depuis 1988. Elle a été indexée une seule fois, soit en 1995.

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COMMUNIQUÉ
Pour publication immédiate

Manifestation importante sur la Colline du Parlement
OTTAWA DOIT METTRE FIN AU SOUS-FINANCEMENT DE L’ÉDUCATION DES PREMIÈRES NATIONS

Ottawa, le 19 septembre 2007– Quelque 200 personnes ont participé aujourd’hui à une manifestation importante visant à dénoncer le sous-financement du système d’éducation des Premières Nations, dont les écoles, financées par le gouvernement fédéral, sont nettement désavantagées par rapport à un grand nombre d’écoles financées par des gouvernements provinciaux. « Nous connaissons les défis de taille que nos peuples doivent relever; nous connaissons les enjeux et les problèmes; nous connaissons également les solutions. Aujourd’hui, nous demandons au gouvernement fédéral de modifier sa politique de financement de l’éducation des Premières Nations pour qu’elle soit conforme à nos réalités et qu’elle nous permette d’investir dans l’avenir de nos peuples », a déclaré Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL).

Les chefs de plusieurs Premières Nations du Canada, dont les chefs régionaux de l’Ontario et de la Saskatchewan, ont participé à la manifestation qui a été précédée d’un mini-marathon de 3 km, dans les rues d’Ottawa. L’événement a réuni plus de soixante-dix coureurs, y compris de jeunes étudiants, et une centaine d’accompagnateurs provenant de différentes communautés du Québec et d’autres provinces. « Courir, c’est bon pour la santé. Aujourd’hui, nous avons couru pour la santé de nos peuples, pour notre jeunesse et pour notre avenir », a affirmé Conrad Polson, grand chef de la communauté de Timiskaming.

Les Premières Nations souhaitent que ce type d’activité originale convainque le gouvernement conservateur de profiter d’un nouveau discours du Trône et d’une nouvelle session parlementaire pour indiquer son intention de modifier la formule de financement utilisée par le gouvernement fédéral depuis 1988, et n’a même pas été indexée depuis 1996. « Cette formule est totalement périmée et ne répond pas aux besoins actuels en matière d'éducation. Comment faire pour lutter contre le décrochage scolaire quand on a zéro pour des programmes sportifs, zéro pour la formation professionnelle et zéro pour diriger une bibliothèque scolaire?», s’interroge Lise Bastien, directrice du Conseil en Éducation des Premières Nations (CEPN).

Depuis plusieurs mois déjà, le CEPN et nombre de chefs des Premières Nations du Canada somment le gouvernement fédéral de revoir le financement des écoles des Premières Nations. Dans cette mission, les Premières Nations peuvent compter sur l’appui de la société civile, comme Amnistie Internationale, Kairos et la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui ont publiquement manifesté leur soutien aujourd’hui.

Le CEPN est un organisme à but non lucratif qui défend les intérêts des Premières Nations en matière d’éducation. Pour plus d’information, visiter le site Internet,
au www.avenir-future.com.

Source : Thanissa Lainé, agente de communication
             Conseil en Éducation des Premières Nations
             Tél. : (418) 842-7672
             Cellulaire : (418) 932-4351

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Le mercredi 19 septembre 2007
Les autochtones manifestent à Ottawa


 (Photo CP)

Photo CP

La Presse Canadienne
Ottawa

Les autochtones du Québec et du Labrador réclament qu'Ottawa double le financement de leurs écoles.

Le Conseil en éducation des Premières Nations mène une campagne à ce sujet depuis plusieurs mois. Mercredi après-midi, cette campagne a pris la forme d'une course de trois kilomètres se terminant sur la colline parlementaire par un petit rassemblement.

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, présent au rassemblement, en a profité pour réclamer que le gouvernement Harper inclut la question de l'éducation des autochtones dans son discours du Trône, le 16 octobre prochain.

Ils sont en ce moment environ 14 000 enfants autocthones au Québec et au Labrador. Une formule de financement, la même depuis 20 ans, accorde à leurs communautés une moyenne de 6000$ par enfant pour les écoles.

Selon la directrice du Conseil en éducation, Lise Bastien, ceci n'est pas suffisant pour financer les bibliothèques ou pour assurer aux enseignants un salaire comparable à celui des enseignants du système public québécois.

Le chef Picard martèlera ce message lorsqu'il rencontrera le nouveau ministre des Affaires indiennes et du Nord, Chuck Strahl, pour la première fois, jeudi.

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Revue de presse
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Communiqués de presse