0 $ pour un système de gestion des données

Campagne de sensibilisation à l’éducation des Premières Nations

Depuis l’avènement de l’informatique, les ministères de l’éducation des quatre coins du monde ont muni leurs écoles d’outils de gestion informatisés qui leur permettent non seulement d’effectuer un suivi rigoureux du travail de tous les acteurs (élèves, enseignants, professionnels et administrateurs), mais aussi de rendre compte à l’État et aux parents de leur gestion de la chose publique. Ces systèmes de gestion permettent aux écoles de gérer efficacement tout le travail et de mesurer continuellement l’atteinte des objectifs.


Exemples de systèmes de gestion des écoles provinciales et privées :

  • Système de gestion des élèves : gestion informatisée des admissions, des absences, des changements de groupes ou d’écoles, etc.
  • Système de gestion des ressources humaines : gestion des horaires, des congés, des salaires et des avantages sociaux, etc.
  • Systèmes de gestion du transport scolaire : horaires, adresses des élèves, itinéraires des autobus, etc.
  • Système de gestion des résultats scolaires : saisie informatisée des notes, production de bulletins, suivi des progrès des élèves par eux-mêmes et par les parents sur des graphiques, etc.
  • Système de gestion de l’espace scolaire : suivi de l’occupation des salles, des gymnases, réservations informatisées de laboratoires, etc.
  • Système de gestion des rapports : sortie régulière de rapports sur les effectifs scolaires, le travail du personnel, la quantité et la qualité des infrastructures, etc.

Ces systèmes existent parce que le ministère de l’Éducation et les commissions scolaires jugent qu’ils sont essentiels à la mission éducative des écoles, dans la mesure où ils permettent une gestion efficace, des économies substantielles de temps qui est par la suite consacré aux jeunes.

Depuis que les écoles de bande existent, la formule de financement d’AINC n’a jamais accordé le moindre sou pour mettre au point de tels systèmes. Dans presque toutes les écoles, les bulletins scolaires ainsi qu’une grande partie du travail sont faits à la main. Il n’existe pas de bases de données centralisées pour faire le suivi des résultats scolaires. Voilà d’ailleurs la raison pour laquelle il est très difficile d’avoir des indicateurs sur l’éducation dans les écoles de bande. Voilà un aspect pour le moins paradoxal quand on sait que, depuis quelques années déjà, la reddition de comptes chez les Premières Nations semble revêtir une importance telle que même la vérificatrice générale s’étonnait de la quantité énorme de rapports exigés par AINC. Comme si on pouvait rendre des comptes sans avoir les outils nécessaires…